François Fillon ne votera «jamais» pour un candidat du Front national

Le comité politique de l’UMP a adopté à l’unanimité, François Fillon compris, une position condamnant «tous les extrémismes et les sectarismes», mardi 17 septembre, plus d’une semaine après le revirement stratégique de l’ex-Premier ministre vis-à-vis du Front national.
«Nous nous adresserons à tous les Français pour les convaincre de la capacité de l’UMP à bâtir un projet de rassemblement national pour sortir la France du déclin, a dit M. Copé. En conséquence, nous nous opposons avec vigueur à la politique menée par les socialistes et leurs alliés et nous combattons avec la même vigueur tous les extrémismes et les sectarismes», ont assuré les membres du comité politique de l’UMP dans une prise de position commune.
«J’ai combattu le FN toute ma vie, je n’ai pas l’intention de changer de position»
Refusant de revenir sur ses propos, François Fillon a déclaré accepter «être minoritaire» au sein de l’UMP dans le quotidien L’Opinion, ce mardi. «Je veux qu’on arrête de caricaturer, stigmatiser, exclure des électeurs qui sont des Français. Je ne condamnerai jamais un Français qui vote pour un autre Français», a déclaré le député de Paris.
François Fillon a tenu à préciser qu’«à titre personnel, jamais [il] ne voterai[t] pour un candidat du Front National». Il a appelé à un «mouvement d’union nationale», qui ne peut pas être créé «en excluant». Pour lui, il faut s’adresser aux Français «qui votent pour le Front national», il faut «lutter contre tout sectarisme». Enfin, il a rappelé son point de vue :«J’ai combattu le FN toute ma vie, je n’ai pas l’intention de changer de position», ajoutant : «le sectarisme est l’ennemi du redressement national».
Hier, la déléguée générale adjointe de l’UMP, Valérie Debord avait estimé sur Newsring que, par ses propos, l’ancien Premier ministre remettait en cause «l’essentiel des valeurs» du parti de la rue de Vaugirard. Invité du 20h de TF1, Jean-François Copé a pour sa part défendu la ligne politique du parti celle du «ni, ni» et du refus de toute alliance avec le FN.

Nicolas Hulot tacle la «gentille petite dame» Eva Joly dans son nouveau livre

Dans son livre «Plus haut que mes rêves», à paraître le 25 septembre, Nicolas Hulot revient sur sa candidature à l’investiture d’Europe Ecologie Les Verts, et a recours à des mots très durs pour exprimer son amertume à l’égard du parti. Parmi les cibles du militant écolo, Eva Joly et Daniel Cohn-Bendit.
Comme le souligne Libération, Nicolas Hulot veut comprendre ce qui n’a pas fonctionné. L’ancien candidat à la présidentielle dénonce le «sectarisme» EELV et n’hésite pas à nommer clairement l’objet de ses griefs. Eva Joly ? Une «gentille petite dame» qui ne tarde pas à devenir «dure» et «méprisante» une fois sa candidature posée. Quant à Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot lui consacre un paragraphe : «Je ne sais pas comment faire avec les gens qui me tendent une main et me poignardent de l’autre. C’est un exercice dans lequel Dany est passé maître».
«Il y a quelque chose de profondément vicié dans Europe Ecologie les Verts»
L’ancien présentateur d’Ushuaia critique une campagne où il a sans cesse été renvoyé à son passé, sommé de s’expliquer sur ses positions sur le nucléaire. Surtout, il reproche à Europe Ecologie d’avoir; à cause de ses «stratégies minables, (de) petites alliances, tout au ras du sol», accentué la rupture entre la société et les problématiques écologiques au moment où un rapprochement était à portée. La sentence tombe alors : «Il y a quelque chose de profondément vicié dans Europe Ecologie les Verts».
Mais le président de la fondation éponyme ne veut pas céder au désespoir, et désire aller de l’avant en étant désormais «être autant que possible le promoteur, l’ambassadeur de ce qui fonctionne». «J’ignore si je referai un jour une incursion en politique, confie Nicolas Hulot. J’ai fait, semble-t-il, la démonstration que cette voie-là pour moi est sans issue (…) Mais j’ai appris à ne plus dire ‘jamais plus’».

Hollande a «6 jours» pour s’engager sur la «transition énergétique», selon les Verts

Hollande a «6 jours» pour s’engager «concrètement» sur la «transition énergétique», a annoncé samedi 14 septembre Pascal Durand, secrétaire national d’Europe Ecologie les Verts (EELV). L’ultimatum des écologistes correspond à la conférence environnementale qui se tiendra la semaine prochaine à Paris. Ils menacent de quitter le gouvernement si le président de la République ne presse pas le pas sur ce sujet.
«Le président de la République a six jours pour nous dire ce que va vraiment être la transition énergétique», a estimé Pascal Durand, secrétaire national d’EELV lors d’un discours au conseil fédéral du parti ce samedi. Et de presser François Hollande de définir sa capacité «à intégrer les questions écologistes dans son logiciel», sous peine de devoir demander au mouvement «d’en tirer les conséquences».
En insistant sur le fait qu’il ne serait pas «le secrétaire national du renoncement écologique», il confirme les déclarations vendredi de Barbara Pompili et François de Rugy, co-présidents du groupe EELV à l’assemblée nationale, qui pressaient le président de la République de rapidement «verdir»: «S’il n’y a pas une grande orientation prise sur l’écologie avant la fin de l’année, cela va être compliqué de rester (au gouvernement, ndlr), vraiment», expliquait Barabara Pompili.