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La Permaculture, comment ça marche ?

Alors que de nombreux mouvements écologistes et sociaux reconnaissent seulement la diversité biologique et culturelle passée, la permaculture se consacre tout aussi activement à la création d’une nouvelle biodiversité régionale à partir du creuset naturel et culturel dont nous avons hérité.

De même, plutôt que de séparer jardin ornemental et jardin nourricier, installer légumes et arbres fruitiers à côté de fleurs décoratives et attractives pour les insectes pollinisateurs est une bonne idée. Ceci est évident pour l’agriculteur ou l’entrepreneur, mais on constate dans toutes les cultures où le niveau de vie s’élève une tendance à remplacer les environnements fonctionnels et productifs par des environnements superficiels et dysfonctionnels.

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Si vous souhaitez vous essayer à la permaculture dès maintenant sur une petite parcelle de votre terrain, sans passer par une phase d’étude assez longue, nous avons conçu pour vous une formation vidéo en ligne intitulée « le Potager 3P ». Ce principe rassemble les valeurs traditionnelles de frugalité et d’entretien des biens matériels, les préoccupations modernes en matière de pollution, ainsi que le point de vue plus radical qui considère les déchets comme des ressources et des potentialités.

Plus simplement, la permaculture reproduit ce que fait la nature : les êtres vivants, animaux et végétaux, y vivent en équilibre ; le sol est nourri par les plantes qui y poussent puis y meurent ; les végétaux de grande taille protègent les plus fragiles du vent et du soleil brûlant ; les plantes y sont adaptées au sol et au climat, et elles se ressèment toutes seules… Dans un jardin en permaculture, le jardinier agit un peu comme un chef d’orchestre : il veille à l’harmonie générale mais laisse chaque instrument jouer sa partition. Il est clair que si l’on doit accepter ouvertement les risques de rétroaction négative, il faut pouvoir les réduire par l’application de principes éthiques, d’abord à nous-mêmes, puis à nos familles et à nos communautés, plutôt qu’extérioriser le risque, comme c’est le plus souvent le cas dans les économies industrielles à grande échelle. «Un point à temps en vaut cent» nous rappelle qu’un entretien périodique est précieux pour éviter le gaspillage ainsi que les grands travaux de réparation et de restauration coûteux en travail. Les principes éthiques sont des mécanismes issus d’une évolution culturelle, qui tempèrent nos égoïsmes instinctifs et nous permettent de mieux comprendre les conséquences bonnes ou mauvaises de nos actes. Jusque dans les pays pauvres, où l’objectif systématique d’un grand nombre d’initiatives de développement est de permettre aux gens de se soustraire au besoin d’entretenir des environnements fonctionnels et productifs, en les enrôlant à plein temps dans l’économie marchande où la recherche du profit devient un processus mesquin et destructeur dicté par les forces de la mondialisation. Que nous attribuions cela à la nature, aux forces du marché ou à la cupidité humaine, les systèmes qui sont les plus efficaces pour créer une production, puis qui l’utilisent le plus efficacement pour répondre aux besoins de survie ont tendance à l’emporter sur les alternatives. Le ver de terre illustre bien ce principe car il vit en consommant la litière végétale (déchets) qu’il convertit en humus, lequel à son tour améliore l’environnement du sol pour lui-même, pour les micro-organismes du sol et pour les plantes. Ceux qui possèdent des encres de couleur contiennent parfois des métaux lourds et les cartons en provenance de continents étrangers ont bien souvent été traités avec des substances toxiques qui sont néfastes pour l’environnement.

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Au sein des communautés, qu’elles soient riches ou pauvres, la prise en compte de la valeur de nos déjections comme source renouvelable de fertilité, débarrassée de ses pathogènes par la fonction écologique des microbes dans des toilettes à compost, est l’une des applications essentielles et universelles de ce principe. Des individus visionnaires et opiniâtres sont souvent les premiers à proposer une solution nouvelle, mais il faut généralement que l’innovation soit adoptée par des personnalités reconnues ou des notables influents avant qu’elle puisse être considérée comme utile et opportune par tout le monde. On peut réaliser l’essentiel de cet idéal en appliquant les principes 8 et 10 (diversité et intégration) mais aussi en maximisant l’autonomie et l’efficacité énergétique de chaque élément d’un système. Une bonne conception repose sur une relation libre et harmonieuse entre la nature et les gens, et dans laquelle une observation minutieuse et une interaction attentive fournissent l’inspiration, le répertoire des solutions et les motifs géométriques. Dans un monde de descente énergétique, l’autonomie deviendra une valeur plus prisée à mesure que le flux continu de ressources abondantes se tarira et que les économies d’échelle et les avantages de la spécialisation s’amenuiseront. Linda et son compagnon Edouard ont tout plaqué pour produire fruits et légumes selon les principes dits de l’agro-écologie et de la permaculture dans une micro-ferme en Normandie près de Rouen. La base de la permaculture n’est pas uniquement d’analyser les éléments constitutifs d’un système individuellement, mais aussi de prendre en compte leurs interactions, dans le but de produire une compréhension de l’Ecosystème dans l’optique d’une utilisation par l’homme. Le confort et le pouvoir issus de cette mobilité accrue ainsi que des technologies de l’information sont un «cheval de Troie» qui détruit les communautés et accélère la demande énergétique. Cette tendance problématique à se focaliser sur la complexité des détails débouche sur des usines à gaz impressionnantes mais qui ne fonctionnent pas, ou des solutions monstrueuses qui mobilisent toutes nos énergies et nos ressources tout en menaçant constamment de devenir incontrôlables. Cette idée n’était pas nouvelle, mais elle était si peu appliquée ou développée dans de nombreuses cultures et éco-régions que ce fut l’occasion d’appliquer aux terres utilisées par l’homme l’un des modèles d’écosystèmes les plus répandus. Que votre jardin soit petit, grand, déjà existant ou que vous n’en soyez qu’à l’étape de la création , voici les principes de la permaculture, comment ça fonctionne, et comment concevoir un jardin écologique et productif. Une haie permet de clôturer ou cloisonner visuellement, mais elle est aussi un refuge pour une riche biodiversité (oiseaux, insectes auxiliaires…) dont le jardin profitera : n’hésitez pas à multiplier les haies, hautes ou basses. Les gens avaient besoin d’explications et de mises en garde, par exemple «les fautes des pères rejailliront sur les enfants jusqu’à la septième génération» et les «lois du karma» qui s’appliquent dans un monde d’âmes réincarnées. Sur leur terrain situé près de Rouen, Linda et Edouard cultivent des framboises, des pommes et plusieurs variétés de courges, le tout grâce à des méthodes 100% basées sur un strict respect de la terre et sur une collaboration pleine et entière avec la nature. D’autre part, dans les cultures où le bétail est encore un symbole dominant de statut social et de richesse, les services renouvelables plus fondamentaux fournis par les plantes et la vie du sol doivent être davantage reconnus, valorisés et utilisés. Paradoxalement, une des retombées inattendues du «rationalisme économique» par ailleurs largement dysfonctionnel et cynique des dernières décennies, a été de re-sensibiliser les gens à la nécessité pour tous les systèmes d’être productifs d’une manière ou d’une autre.

Tous ces types de relations peuvent être bénéfiques dans l’élaboration d’un système ou d’une communauté solidement intégrés, mais la permaculture insiste particulièrement sur la mise en œuvre de relations mutuellement bénéfiques et symbiotiques. Le proverbe «Faites les foins tant qu’il fait beau» nous rappelle que le temps est compté pour la collecte et le stockage de l’énergie avant que l’abondance saisonnière ou passagère se dissipe.

La permaculture se sert de ces conditions pour faire évoluer de manière consciente et continue les systèmes agraires et l’habitat qui pourront subvenir aux besoins des gens tout au long de la descente énergétique.

Ce principe met l’accent sur les différents types de relations qui lient les éléments entre eux au sein de systèmes étroitement intégrés ainsi que sur l’amélioration des méthodes de conception des communautés végétales, animales et humaines pour tirer parti de ces relations. La permaculture est un mode de culture (ou, à plus grande échelle, un système agricole) qui utilise des principes d’écologie et des savoirs traditionnels pour reproduire un écosystème naturel dans sa durabilité, sa stabilité, sa résilience (c’est-à-dire sa capacité à revenir à son état initial après avoir subi une modification) et sa diversité.

Dans la société moderne, pour satisfaire nos besoins, nous avons pris l’habitude d’être fortement dépendants de systèmes à grande échelle, souvent éloignés, tout en voulant rester totalement libres dans nos actions, sans contrôle externe. Peut-être à cause du mot «culture» de permaculture on pense plus à l’idée du «cultural» (Qui a trait à la culture du sol, des plantes ) qu’à celui du «culturel» (plus intellectuel). Une mare ou un petit étang sont également précieux en permaculture : ils attirent de nombreux prédateurs des ravageurs du jardin (grenouilles, crapauds, libellules…), et l’eau stocke l’énergie solaire et la restitue sous forme de chaleur. Un développement durable capable de subvenir à nos besoins, sans dépasser les limites écologiques, requiert une révolution culturelle plus importante encore que toutes celles qui ont agité le XXe siècle. Actuellement nous sommes amenés à vivre et à concevoir de nouvelles solutions dans un contexte historique de renouvellement et de modification des systèmes à toutes les échelles, et cela donne de nouveau l’impression que le changement sera sans fin et qu’il n’y a pas de stabilité ou de durabilité possible. La première zone est celle la plus proche de votre habitation, dans laquelle vous serez amené à aller fréquemment, par exemple pour cueillir vos fraises ou couper quelques brins de basilic pour la cuisine quotidienne.

Ceux qui décrivent encore la permaculture et l’agroécologie comme une stupide lubie pour bobos insouciants feraient bien de s’intéresser de près à l’exploitation de Linda et Edouard. Donc même si on ne connait pas grand-chose sur le sujet, il sera possible d’apprendre au contact de permaculteurs ou de suivre une formation pour vraiment comprendre le design permaculturel dans son ensemble. Dans un jardin potager en permaculture, tous types de végétaux peuvent donc coexister : plantes aromatiques, fruits et légumes, plantes d’ornement pourquoi pas si vous souhaitez aussi donner à votre potager des allures de jardin paysager. comment se débarasser du galinsoga une plante qui envahit tous et étouffe les petites plantes et pousse a vitesse grand v , j’ai essayer de la tonte de gazon je n’ai pas renouveler assez vite ça repasse au dessus et comment débuter clairement la permaculture. Le Transition Book, bible de la permaculture, part d’un constat : quand la pénurie de pétrole va s’accentuer, il deviendra de plus en plus difficile d’importer des haricots verts d’Argentine ou des kiwis de Nouvelle-Zélande.

je me demande comment preparer les parterres alors j’ai vu différentes options plus ou moins cheres soit mettre des cartons c’est pas cher mais rempli de colle soit acheter des toiles de paillage en jute je ne sais pas qu ‘est ce qui serait le plus optimal j’ai bien de la tonte de pelouse mais finalement ce n’est pas terrible d’apporter que ca . Les principes de base de la permaculture étant de ne pas endommager l’écosystème et de s’appuyer sur les lois de la Nature, on obtient en conséquence des jardins extrêmement diversifiés et qui nécessitent relativement peu de soins.

Cette méthode est particulièrement intéressante pour les personnes qui ont une abondance de matière carbonées ( par exemple de la paille) et de matières azotées ( par exemple tonte fraîche) et qui n’ont pas forcement une terre très fertile voir pas du tout de terre (par exemple sur le toit d’un immeuble). Toutefois, en prenant du recul et en adoptant une vision à long terme, on peut voir que tous ces biens finissent sous forme de déchets (essentiellement dans des décharges) et que même les services les plus immatériels conduisent à la dégradation de ressources et d’énergie en déchets. jardin en permaculture, potager, créer, écosystème, biodiversité, techniques, stratégie, observation, jardinage, sol, mulch, principes, design, concevoir, conception, transformer, transformation, aménagement, résilience, durable, autonome, nature, vie, éléments, fonctions,. En permaculture, l’idée étant de favoriser les interactions, on ne va pas isoler le poulailler tout au fond du jardin, mais plutôt le placer là où les poules seront utiles : près du verger, afin qu’elles mangent les insectes indésirables, ou du potager, où elles chasseront limaces et escargots.

Les stratégies permaculturelles ne renient pas la technologie et l’innovation mais gardent une dose d’esprit critique dans la mesure où l’innovation technologique est souvent un «cheval de Troie» recréant les problèmes sous d’autres formes.

Les principes éthiques de la permaculture ont été inspirés de travaux de recherche sur les bases éthiques des communautés, retenant les leçons de peuples qui ont réussi à vivre en équilibre avec leur environnement beaucoup plus longtemps que les civilisations récentes. En plus de l’utilisation d’une gamme plus large de modèles écologiques pour montrer comment nous pourrions nous servir des processus de succession, j’envisage maintenant ceci dans un plus large contexte, celui de notre utilisation et de notre réaction au changement. Cette formation vous apprendra à créer facilement et rapidement, selon les principes de permaculture, votre Premier Potager Permanent qui, en plus d’être esthétique et nourricier, sera un excellent support pédagogique d’observation. Le proverbe «la vision ne consiste pas à voir les choses comme elles sont, mais comme elles seront» souligne que la compréhension du changement dépasse largement la simple extrapolation de tendances statistiques.

Le proverbe «La bonne route n’est pas toujours la plus fréquentée» nous rappelle que les idées les plus communes, évidentes et populaires ne sont pas nécessairement les plus pertinentes ou les plus influentes. Bonjour ça fait maintenant deux années que je pratique ce mode de culture et je peux vous dire que c’est positif exemple tomate 900g courge musquée de11kg plusieurs kg de haricots verts oignons carottes céleri branche navet je vous conseille vivement de vous y mettre oublier autre culture bonne chances à tous. La modernité a fini par bousculer tout bon sens ou intuition d’ensemble qui permettraient d’ordonner le fouillis de possibilités et de choix de conception auxquels nous sommes confrontés dans tous les domaines. Toutefois, ils peuvent constituer un cadre pour la création et l’évaluation continues des lieux et des situations spécifiques — une nécessité afin de dépasser les limites des succès du développement durable et parvenir à réunifier culture et nature.

Comment faire un jardin en permaculture ?

Créer un jardin en permaculture permet de répondre à nos besoins humains tout en améliorant notre environnement (développement de la biodiversité, création d’habitats pour la faune et les insectes utiles, enrichissement de la terre…).

    De la même façon, une rétroaction négative est un frein qui empêche le système de tomber dans la pénurie et l’instabilité à cause de la surexploitation ou de la mauvaise utilisation de l’énergie. Cela n’est pas très grave si vous mettez ces derniers dans votre compost, mais veillez quand même à diversifier ce que vous mettez dans votre compost, cela évitera de ralentir le processus tout en privilégiant sa qualité. Par exemple, lorsque nous utilisons un arbre pour son bois, nous consommons une ressource renouvelable, mais lorsque nous nous en servons pour l’ombre et l’abri qu’il nous apporte, nous tirons de cet arbre des bénéfices qui ne s’épuisent pas et ne nécessitent aucune dépense d’énergie.

    Bien que beaucoup moins stimulant que le travail créatif pour tirer parti de l’abondance de déchets, l’entretien de ce que nous avons déjà doit devenir une préoccupation majeure et permanente dans un monde en descente énergétique.

    Une fois votre jardin en permaculture conçu et réalisé, il prendra soin de lui-même naturellement et vous n’aurez plus alors qu’à l’arroser de temps en temps, en récolter les fruits et remettre occasionnellement du mulch pour protéger votre sol. L’autosuffisance est moins difficile à atteindre quand on se concentre sur le bien-être immatériel, en prenant soin de soi et des autres sans produire ni sans consommer de ressources matérielles au-delà du nécessaire.

    De même, dans certaines régions la croissance incontrôlée de la prairie ou de la forêt mène à la destruction par les feux de brousse, alors que dans d’autres un surplus d’herbivores conduit au surpâturage.

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