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Les Français aiment vivre avec des animaux à leurs côtés et partager leur appartement ou leur maison avec eux. Les chats et les chiens sont les animaux qui sont traditionnellement populaires auprès des Français. Mais depuis plusieurs années, la liste des animaux de compagnie n’est plus aussi restrictive et les espèces sont maintenant beaucoup plus nombreuses et diversifiées, allant des araignées et des serpents !
Appelés NAC, Nouveaux Animaux de Compagnie, ces compagnons inattendus bousculent les habitudes. On ne s’improvise pas propriétaire d’un serpent, d’un furet ou d’un caméléon sans préparer le terrain : la législation ne laisse rien au hasard. Pour éviter les déboires et s’assurer que son futur colocataire à écailles ou à poils rentre dans les clous, mieux vaut se pencher sur les règles du jeu. Voici tout ce qu’il faut anticiper avant de céder à la tentation d’un animal hors du commun.
Présentation du NAC
Le terme NAC regroupe toutes les bêtes qui ne sont ni chien ni chat. L’univers des NAC est vaste, en témoignent ces exemples parmi les espèces les plus répandues :
- Carnivores : furet, vison…
- Reptiles : serpent, tortue, caméléon, iguane…
- Rongeurs : hamster, cobaye, gerbille…
- Arthropodes : araignée, scorpion…
- Amphibiens : grenouille…
Cette liste ne s’arrête pas là. Les chiffres les plus récents parlent d’environ 5 millions de NAC dans les foyers français. Les petits mammifères, notamment les rongeurs, sont les plus adoptés (environ 3,5 millions), mais serpents, araignées ou cochons trouvent aussi leur place dans certains salons.
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Quelle réglementation du NAC en France ?
Animaux domestiques
La législation française s’attache d’abord à distinguer les animaux dits domestiques de ceux qui ne le sont pas. Pour les premiers, le décret ministériel du 11 août 2006 définit précisément ce qu’est un animal domestique : il doit provenir de populations sélectionnées, différenciées par des caractéristiques héréditaires, fruit d’une gestion raisonnée de l’élevage.
Les animaux considérés comme domestiques appartiennent à plusieurs catégories :
- Mammifères (chien, chat, cheval, cochon d’Inde…)
- Oiseaux (perruche, moineau…)
- Poissons rares, amphibiens et insectes.
Pour la liste complète des espèces officiellement domestiques, rendez-vous sur ce lien : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000789087. La détention d’animaux domestiques ne requiert aucune démarche spécifique : chacun est libre d’en adopter sans formalité particulière.
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Animaux non domestiques
Dès qu’un animal n’est pas inscrit sur la liste des domestiques, il passe dans la catégorie des non domestiques. La réglementation change alors de ton et se fonde sur l’arrêté ministériel du 8 octobre 2018.
Ce texte détaille plusieurs obligations :
- Un marquage individuel et permanent de l’animal, souvent sous forme de tatouage ou puce électronique ;
- Inscription de l’animal dans un fichier national d’identification ;
- Tenue d’un registre précis des entrées et sorties de l’animal ;
- En cas de vente ou de don, rédaction d’un certificat détaillant les principales caractéristiques de l’animal (espèce, âge, sexe…) à transmettre de l’ancien au nouveau propriétaire.
L’arrêté du 8 octobre 2018 prévoit également trois niveaux d’exigence selon l’espèce :
- Certains animaux nécessitent une simple déclaration en préfecture, mentionnant l’identité du détenteur, l’espèce, le nombre d’animaux et un descriptif des installations.
- Pour d’autres, il faut ajouter à la déclaration un certificat de capacité, attestant que le propriétaire sait s’en occuper correctement.
- Enfin, quelques espèces font l’objet de moins de restrictions et peuvent être détenues librement.
La liste complète des animaux concernés et toutes les démarches à réaliser sont détaillées ici : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037491137&categorieLien=id#JORFSCTA000037491157
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Choisir son NAC : réflexion avant adoption
Trop de personnes adoptent un animal sur un coup de tête, puis s’en séparent après avoir découvert la réalité du quotidien. Le nombre d’abandons, déjà élevé pour les chiens et les chats, grimpe encore avec les NAC. Avant toute adoption, il est indispensable de se demander quelles sont les motivations réelles, et d’évaluer l’impact de ce nouveau compagnon sur son mode de vie. Les NAC requièrent souvent un entretien rigoureux et des soins spécifiques.
Lorsqu’on est prêt à franchir le pas, mieux vaut se tourner vers une animalerie reconnue. Les vendeurs expérimentés peuvent fournir des conseils adaptés à chaque espèce et guider vers le choix le plus pertinent. Voici quelques repères sur les prix moyens pratiqués pour certains NAC :
- Environ 45 € pour une tortue ou un iguane vert ;
- 55 € pour un chinchilla ;
- 75 € pour un furet ;
- Jusqu’à 190 € pour un python.
Il ne faut pas négliger le coût de l’alimentation ni celui de l’aménagement de l’habitat de son animal. Acheter un NAC, c’est aussi s’engager à lui offrir un cadre de vie adapté, sécurisé et stimulant.
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Les NAC séduisent par leur originalité, mais ils exigent réflexion et préparation. La réglementation française encadre strictement leur détention pour protéger à la fois les animaux et les propriétaires. Avant d’ouvrir la porte à un python, une gerbille ou un lézard, mieux vaut prendre le temps de s’informer et de s’équiper. Le choix d’un animal hors norme n’a rien d’anodin : il transforme la routine, bouscule les certitudes et, parfois, fait naître de nouvelles passions. Reste à savoir si vous êtes prêt à accueillir ce souffle d’imprévu dans votre quotidien.





